miércoles, 20 de octubre de 2010

Mineros

À minuit 10, heure du Chili , Florencio Avalos, 31 ans apparaît à la surface dans la capsule « Phénix 2 » dessinée spécialement pour le sauvetage pris en charge par la mine d’État Codelco. M. Avalos fut le premier travailleur à sortir et a été reçu par sa famille, par ses camarades de travail, par le président du Chili, M. Sebastian Pineda et le ministre des Mines, M. Laurence Golborne, entre autres parmi les autorités.
De façon générale, tous les travailleurs sauvés ont été en bon état de santé. Le dernier à sortir, cette nuit du mercredi, est le chef des tournées au moment de l’effondrement du 5 août, Luis Urzua, 54 ans, considéré comme le leader du groupe.
La mine de San José, de cuivre et d’or appartient à l’entreprise San Esteban, est située tout près de la ville Copiapo, dans le désert d’Atacama, à environ 800 kilomètres au nord de la capitale du pays, Santiago. La compagnie avait déjà reçu plusieurs dénonciations pour les conditions précaires de sécurité pour ses travailleurs, y compris pour cette même mine.
Par exemple, en 2007, des ouvriers de l’entreprise ainsi que des syndicats d’autres compagnies qui offrent des services à la mine, ont présenté une dénonciation à la « Corte de Apelaciones » et au gouvernement soit au Service national de Géologie et Mines pour la mort de 3 travailleurs au gisement de San José et celui de San Antonio. Les ouvriers mobilisés demandaient la fermeture de San José. De la part du syndicat de la compagnie, on affirmait que le gisement n’avait ni les bouches d’évacuation, ni de ventilation ni le renforcement nécessaire, situation que les autorités de l’entreprise connaissaient déjà.
En ce sens, le quotidien chilien La Nation informait dans son édition du 22 septembre qu’« en 2007 la mine fut fermée après la mort d’un ouvrier, et ouvrait à nouveau en 2008, sans avoir fourni toutes les installations nécessaires. Tous ceux qui y descendaient savaient que la mine de cuivre et d’or, qui comptait plus d’un siècle d’existence, n’était pas sécuritaire. Plus ou moins 80 accidents ont été signalés durant ces décades, ajoutait La Nation.
Les chefs d’entreprises propriétaires de San Esteban, Alejandro Bohn et Marcelo Kemen, ont opté pour abandonner la zone de la mine le 22 août, à peine quelques jours après avoir appris que les travailleurs étaient vivants. Ils ne sont pas alléssur le chantier “Esperanza” où les familles des mineurs attendaient le sauvetage depuis plus de 2 mois.
San Esteban fait face à plusieurs enquêtes judiciaires pour l’effondrement de la mine de San José et les accidents qui y sont arrivés antérieurement. Ils ont une liste d’indemnisations pour les familles de presque 30 mineurs qui ont ressorti 12 millions de dollars. Il est possible d’espérer que les chefs d’entreprises déclarent faillite. L’État chilien fera face à d’autres demandes d’indemnisation pour des milliers de dollars pour ses manques en matière de fiscalité.
L’histoire des 33 mineurs retenus dans la mine au Chili a eu, jusqu’à présent, une fin heureuse. Et tant mieux! Malheureusement, les histoires avec des fins tristes sont trop souvent le cas dans ce secteur d’activités un peu partout dans le monde et où elles sont le signe de mauvaises conditions de travail et de mauvaises mesures de sécurité. Au Chili, les chiffres du Service national de Géologie et Mines indiquent que pour la dernière décennie 373 travailleurs sont morts d’accidents dans les mines. Pour ce qui est de 2010, on compte déjà 31 morts.
Au point de vue mondial les morts se comptent par milliers. Selon la Fédération internationale des syndicats des travailleurs en produits chimiques, énergie, mines et raffinements, l’industrie minière enlève la vie à 12 000 travailleurs chaque année. Et ce chiffre est celui que l’on peut enregistrer, dans de nombreux pays, on dénonce que les responsables d’entreprises paient pour le silence des familles des travailleurs décédés.
La Chine est le pays où les mines sont les plus dangereuses. Seulement l’an passé, 2 631 travailleurs sont décédés. Ainsi, cette année, la majorité des accidents dans ce secteur d’activités, totaliseront 200 personnes en Sierra Leona y des dizaines en Colombie, Russie et États-Unis.
Seulement 24 nations ont ratifié, jusqu’à présent, la Convention de sécurité et santé dans les mines de l’Organisation internationale du Travail (OIT), signée en 1995. Le Chili est le plus grand producteur de cuivre au monde parmi les pays en dettes.


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